Nous
avons pour Sophia Antipolis, il y a 35 ans, lancé lopération
Cité Internationale de la Sagesse, des Sciences
et Techniques où se cotoieraient enseignement supérieur,
recherche et entreprises avec une volonté de faire se
rencontrer des experts de haut niveau.
Cétait concevoir avec un peu davance, la
notion de pôle de compétitivité et de zone
dexcellence dans le cadre dune vision non seulement
européenne mais mondiale.
Lextension à lespace de la Communauté
dAgglomération et au Département dans le
cadre de Sophia - Alpes Maritimes est une conséquence
récente du succès.
Les propos du premier ministre lors de la présentation
des projets CIADT pour 2005 fait référence à
ce succès dont les causes sont multiples mais pour lequels
je pense que certains principes sont essentiels.
Tout
dabord une vision à long terme, de laudace
et de la ténacité, ensuite lorganisation
de rencontres, de relations, dévénements
pour que des hommes et des femmes dhorizons et de préoccupations
diverses se rencontrent.
Cette fertilisation croisée, difficile car elle casse
la routine de contacts avec les seuls collègues de travail,
est source dinnovation. Elle nest pas spontanée
et doit toujours être améliorée.
Enfin la diversité culturelle dans le cas de pôles
comme le nôtre basé sur la haute technologie, malgré
la difficulté est source de créativité
accrue et la naissance dune culture ouverte, innovante,
flexible notamment chez les jeunes entrepreneurs et scientifiques.
Cest une des raisons de lattractivité de
Sophia Antipolis qui na pas eu besoin de zone franche.
Le
manque de flexibilité du code de travail en France et
sa rigidification continue est source de difficultés
comme partout. Il conviendrait de rendre possible lexpérimentation
pour les zones spécialisées dans linnovation,
lexcellence et la compétitivité, de nouvelles
formes de contrat de travail, par exemple des contrats de projets
de recherche et innovation qui seraient un peu plus longs (
5 ans ?) que les contrats à durée limitée,
ce qui faciliterait à la fois embauche et fin de travail
et conduirait à créer plus demplois sans
dépense publique.
Et pourquoi pas expérimenter non pas une zone franche
fiscale mais une zone franche sociale où la flexibilité
serait source demplois.
Pierre LAFFITTE
Sénateur des Alpes Maritimes
Président de la Fondation Sophia Antipolis