Résultant
de la récente fusion de deux directions antérieures
du ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie:
la DiGITIP (Direction Générale de l'Industrie,
des Technologies de l'information et des Postes) d'une part
et la DarPMI (Direction de l'action régionale et de la
Petite et Moyenne Industrie) d'autre part, la création
de la nouvelle Direction Générale des Entreprises
(DGE) vise être l'interlocuteur privilégié
des entreprises industrielles dans notre pays. " En regroupant
au sein d'une même direction le pilotage des équipes
des DRIRE dans les régions et de celles de l'administration
centrale, explique Luc Rousseau, son directeur général,
la DGE va accroître notablement son action au bénéfice
d'un secteur d'activité qui représente plus de
4 millions d'emplois directs et près de 700 milliards
d'euros de chiffre d'affaires dont plus du tiers à l'exportation
". Le décret portant création de la nouvelle
direction est clair : les différentes missions qui lui
sont dévolues s'ordonnent autour d'une idée majeure,
celle de soutenir les entreprises, et notamment les plus petites
d'entre elles, en particulier pour affronter la concurrence
internationale dans les meilleures conditions.
A
cette fin, la nouvelle direction a arrêté il y
a quelques semaines un programme de travail pour l'année
2005 dont l'objectif essentiel consiste à mettre en uvre
les mesures concourrant à l'amélioration de la
compétitivité internationale de nos entreprises.
C'est ainsi que l'un des premiers dossiers importants à
traiter est celui des pôles de compétitivité
qui seront prochainement labellisés et soutenus : plus
d'une centaine de dossiers émanant de toutes les régions
métropolitaines ont été déposés
à l'échéance du 28 février dernier.
La DGE vise ensuite à soutenir fortement les projets
de recherche présentés par les entreprises industrielles,
les laboratoires et les écoles acteurs de ces pôles.
Plusieurs secteurs considérés comme stratégiques
- les biotechnologies, les logiciels, les nanotechnologies,
les matériels de transports
- bénéficieront
très probablement de ce dispositif. Autre décision
significative : la création il y a quelques mois du groupe
Oséo, regroupant l'ANVAR et la BDPME, destiné
à l'accompagnement des PME à tous les stades de
leur développement, et en particulier les PME les plus
innovantes. De même, l'Agence nationale pour la recherche
a été installée en février dernier,
sous la forme provisoire d'un GIP, pour soutenir les projets
des laboratoires publics, mais aussi ceux qui sont conduits
avec les industriels dans le cadre des RRIT ( réseaux
de recherche et d'innovation technologique). Enfin, l'Agence
pour l'innovation industrielle prévue par la loi dite
" Breton " aura pour vocation essentielle de financer
les très grands projets industriels, visant des positions
de leader sur des marchés de masse, grâce au développement
de produits très innovants. Sans oublier la participation
de la France aux deux grands objectifs européens intéressant
la recherche : le 7e PCRD (Programme communautaire de recherche
et développement) qui sera lancé en 2007 et l'initiative
intergouvernementale Eureka qui favorise la coopération
entre les entreprises des différents pays européens
sur des thèmes porteurs, et au sein de laquelle la France
est le 1er contributeur. Au plan prospectif, la DGE travaille
actuellement à la prochaine édition de l'analyse
des Technologies clés publiée tous les cinq ans
et dont l'objet est de faire connaître l'ensemble des
techniques porteuses d'avenir pour le monde industriel.
Soutenir
l'innovation, c'est financer la recherche mais c'est aussi créer
un environnement favorable au développement durable des
entreprises et à l'attractivité de notre territoire.
Tel est le sens de l'engagement clairement réaffirmé
au début de cette année par la DGE en faveur du
développement de la société de l'information
en France. C'est ainsi que la nouvelle direction poursuit l'élaboration
des textes réglementaires relatifs aux diverses lois
sur l'économie numérique et sur les communications
électroniques adoptées par le Parlement l'an dernier.
Enfin, la DGE assure la tutelle de La Poste et prépare
les textes qui vont redéfinir les règles de concurrence
dans ce secteur.
Autant
d'orientations dont la mise en uvre sur l'ensemble du
territoire national se trouvera largement facilitée par
l'ancrage à la nouvelle DGE des DRIRE (Directions Régionales
de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement). Coordonnées
plus spécifiquement par le directeur de l'Action régionale,
de la qualité et de la sécurité industrielle-
DarQSI, adjoint au directeur général, elles sont
au contact régulier des chefs d'entreprises dans les
régions. " Avec près de 3 000 agents et plus
de 300 implantations sur l'ensemble du territoire national,
précise Jean-Jacques Dumont, le réseau formé
par les 24 DRIRE est en effet notamment chargé de mettre
en uvre auprès du tissu industriel local la politique
nationale de développement industriel mais aussi celles
de l'énergie, de la sécurité industrielle
et, pour le compte du ministère de l'écologie,
celle de prévention des pollutions et des risques technologiques.
Plus d'informations:
www.industrie.gouv.fr/portail/une/dge.html