Juillet-Août 2005 - N°229

 

“Au service des entreprises”

Résultant de la récente fusion de deux directions antérieures du ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie: la DiGITIP (Direction Générale de l'Industrie, des Technologies de l'information et des Postes) d'une part et la DarPMI (Direction de l'action régionale et de la Petite et Moyenne Industrie) d'autre part, la création de la nouvelle Direction Générale des Entreprises (DGE) vise être l'interlocuteur privilégié des entreprises industrielles dans notre pays. " En regroupant au sein d'une même direction le pilotage des équipes des DRIRE dans les régions et de celles de l'administration centrale, explique Luc Rousseau, son directeur général, la DGE va accroître notablement son action au bénéfice d'un secteur d'activité qui représente plus de 4 millions d'emplois directs et près de 700 milliards d'euros de chiffre d'affaires dont plus du tiers à l'exportation ". Le décret portant création de la nouvelle direction est clair : les différentes missions qui lui sont dévolues s'ordonnent autour d'une idée majeure, celle de soutenir les entreprises, et notamment les plus petites d'entre elles, en particulier pour affronter la concurrence internationale dans les meilleures conditions.

A cette fin, la nouvelle direction a arrêté il y a quelques semaines un programme de travail pour l'année 2005 dont l'objectif essentiel consiste à mettre en œuvre les mesures concourrant à l'amélioration de la compétitivité internationale de nos entreprises. C'est ainsi que l'un des premiers dossiers importants à traiter est celui des pôles de compétitivité qui seront prochainement labellisés et soutenus : plus d'une centaine de dossiers émanant de toutes les régions métropolitaines ont été déposés à l'échéance du 28 février dernier. La DGE vise ensuite à soutenir fortement les projets de recherche présentés par les entreprises industrielles, les laboratoires et les écoles acteurs de ces pôles. Plusieurs secteurs considérés comme stratégiques - les biotechnologies, les logiciels, les nanotechnologies, les matériels de transports…- bénéficieront très probablement de ce dispositif. Autre décision significative : la création il y a quelques mois du groupe Oséo, regroupant l'ANVAR et la BDPME, destiné à l'accompagnement des PME à tous les stades de leur développement, et en particulier les PME les plus innovantes. De même, l'Agence nationale pour la recherche a été installée en février dernier, sous la forme provisoire d'un GIP, pour soutenir les projets des laboratoires publics, mais aussi ceux qui sont conduits avec les industriels dans le cadre des RRIT ( réseaux de recherche et d'innovation technologique). Enfin, l'Agence pour l'innovation industrielle prévue par la loi dite " Breton " aura pour vocation essentielle de financer les très grands projets industriels, visant des positions de leader sur des marchés de masse, grâce au développement de produits très innovants. Sans oublier la participation de la France aux deux grands objectifs européens intéressant la recherche : le 7e PCRD (Programme communautaire de recherche et développement) qui sera lancé en 2007 et l'initiative intergouvernementale Eureka qui favorise la coopération entre les entreprises des différents pays européens sur des thèmes porteurs, et au sein de laquelle la France est le 1er contributeur. Au plan prospectif, la DGE travaille actuellement à la prochaine édition de l'analyse des Technologies clés publiée tous les cinq ans et dont l'objet est de faire connaître l'ensemble des techniques porteuses d'avenir pour le monde industriel.

Soutenir l'innovation, c'est financer la recherche mais c'est aussi créer un environnement favorable au développement durable des entreprises et à l'attractivité de notre territoire. Tel est le sens de l'engagement clairement réaffirmé au début de cette année par la DGE en faveur du développement de la société de l'information en France. C'est ainsi que la nouvelle direction poursuit l'élaboration des textes réglementaires relatifs aux diverses lois sur l'économie numérique et sur les communications électroniques adoptées par le Parlement l'an dernier. Enfin, la DGE assure la tutelle de La Poste et prépare les textes qui vont redéfinir les règles de concurrence dans ce secteur.

Autant d'orientations dont la mise en œuvre sur l'ensemble du territoire national se trouvera largement facilitée par l'ancrage à la nouvelle DGE des DRIRE (Directions Régionales de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement). Coordonnées plus spécifiquement par le directeur de l'Action régionale, de la qualité et de la sécurité industrielle- DarQSI, adjoint au directeur général, elles sont au contact régulier des chefs d'entreprises dans les régions. " Avec près de 3 000 agents et plus de 300 implantations sur l'ensemble du territoire national, précise Jean-Jacques Dumont, le réseau formé par les 24 DRIRE est en effet notamment chargé de mettre en œuvre auprès du tissu industriel local la politique nationale de développement industriel mais aussi celles de l'énergie, de la sécurité industrielle et, pour le compte du ministère de l'écologie, celle de prévention des pollutions et des risques technologiques.

Plus d'informations: www.industrie.gouv.fr/portail/une/dge.html

 

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