Selon
le cabinet d’études IDC, la croissance du nombre
d’employés qui travailleront à distance
va s’accélérer.
En 2004, ils étaient 650 millions à travers le
monde . En 2009, ils devraient être 850 millions, soit
le quart de la population active mondiale.
70% de la population active américaine pourrait être
des collaborateurs à distance, spécialement dans
les zones où le déploiement de services mobiles
pour les entreprises risquent de dépasser les technologies
classiques qui s’appuient sur des connexions filaires.
Le
télétravail aujourd’hui suscite autant d’enthousiasme
que d’inquiétude.
Qui n’a jamais rêvé d’exercer ses activités
professionnelles loin du centre-ville bruyant et pollué
?
Qui n’a jamais rêvé de gagner deux heures
par jour en évitant le temps perdu dans les embouteillages
qui ne cessent d’augmenter sur notre territoire ?
Consciente des bénéfices de cette nouvelle organisation
du travail, les entreprises sont encore frileuses pour la mise
en place du télétravail pour leurs salariés
qui les oblige à revoir les méthodes de management
traditionnelles.
Pourtant
de nombreuses avancées et initiatives ont vu le jour
au cours de cette année 2005 et notamment au niveau des
Pouvoirs publics et des collectivités de notre département
:
-
Sur le plan national, un appel à projets a été
lancé en Janvier 2005 par la D.A.T.A.R pour aider au
financement des télécentres, structures mettant
à disposition des bureaux équipés en haut
débit pour des actifs habitant à proximité.
Déjà quinze projets ont été retenus
et seront les premiers à intégrer le Réseau
National de Télécentres (R.N.T).
En juillet 2005, les partenaires sociaux réunis au siège
du MEDEF ont achevé la mise en œuvre d’un
accord cadre sur le télétravail, signé
depuis par l’ensemble des organisations patronales et
syndicales.
Ce nouveau contrat de travail permet de garantir aux télétravailleurs
les mêmes droits que tout autre salarié avec des
adaptations législatives spécifiques à
cette forme de travail.
-
Sur le plan local, deux communautés d’agglomération,
la C.A.S.A (Communauté d’Agglomération de
Sophia Antipolis) et la C.A.R.F (Communauté d’Agglomération
de la Riviera Française) convaincues de l’importance
de développement du télétravail en télécentres
ont décidé de mener une étude de faisabilité
en 2005.
L’étude menée par la Fondation Sophia Antipolis
concernant la population du territoire de la C.A.R.F (dont 84%
des actifs du Moyen Pays travaillent en dehors de leur zone
d’habitation) a permis d’identifier une trentaine
de télétravailleurs potentiels et une centaine
de salariés d’entreprises basées notamment
à Monaco, principal bassin d’emplois du Pays Mentonnais.
La C.A.S.A s’investit dans la construction d’un
télécentre à Chateauneuf et l’aménagement
d’une veille bâtisse au cœur du village de
la Colle-sur-Loup (ouverture prévue en 2007). La C.A.R.F,
de son côté, compte ouvrir son premier télécentre
en 2006.
De
plus, la Fondation Sophia Antipolis impliquée dans ce
projet depuis de nombreuses années avec des collectivités
locales et des entreprises met à disposition des outils
d’accompagnement et de formation. Deux programmes de formation
seront disponibles en 2006 : un pour le télétravailleur
proposée par l’AFPA, partenaire du projet et un
pour former au management à distance .
C’est
sans doute ce dernier aspect qui contribue le plus à
changer la relation du salarié à son employeur.
L’émergence de «l’e-management»
où la valeur de la contribution l’emporte sur le
volume et la durée du travail porte une attention croissante
sur la mobilisation et la gestion des compétences des
acteurs.
Cette évolution culturelle nécessite un accompagnement
attentif du changement et représente en soi un projet
de management de l’entreprise.
Corinne PASTOR
Directrice du Projet
Fondation Sophia Antipolis
Informations : 04.92.96.78.14
E-mail : cpastor@sophia-antipolis.org