Mars 2006 - N°235

 

“ Le Pouvoir Misogyne
Roselyne Koskas - Guy Schwartz. Bourin Edition

 

La France est fière d'être la patrie des droits de l'homme. Elle s'enorgueillit de sa devise : "Liberté, Egalité, Fraternité". Pour un peu, elle donnerait des leçons de civisme au monde entier. Derrière ces concepts généreux se cache malheureusement une réalité un peu plus prosaïque. En France, les femmes sont loin d'occuper la place que les principes officiels de la République reconnaissent à tout citoyen sans distinction d'âge, ou de sexe. C'est encore un peu vrai dans le monde économique. ça l'est fortement dans la sphère politique.
Des chiffres ? La France occupe le 82e rang (sur 187 pays étudiés) avec 12,2 % de députées élues aux dernières élections législatives de 2002, distanciée par le Rwanda (39 %) et même l'Afghanistan qui, après les talibans, vote l'obligation d'élire 25 % de femmes. En Europe, nous sommes, avec toujours nos 12,2 % de femmes, à deux doigts de coiffer le bonnet d'âne de dernier de la classe : 21 ème sur 25, loin de l'Espagne (36 %) et de la Suède (45 %)!. Heureusement que le Sénat fait mieux (17 % de femmes sénatrices) et que les conseils municipaux alignent des chiffres plus favorables (47,4 % ) alors qu'il n'a échappé à personne que les femmes représentent 50 % de la population des électeurs.
Les raisons de cette disparité sont nombreuses. Les femmes les ont confiées à leur manière à Guy Schwartz et Roselyne Koskas dans "Le pouvoir misogyne". Pour beaucoup, c'était la première fois qu'elles se livraient. Malgré la difficulté, elles l'ont fait. Avec franchise toujours, avec humour parfois, avec bonheur souvent, Edith Cresson, Elisabeth Guigou, Marine Le Pen, Marielle de Sarnez, Roselyne Bachelot, Michèle Alliot-Marie, Claudie Haigneré, Dominique Estrosi, Arlette Laguiller ont analysé, à travers leur expérience, ce que signifie être femme en politique. Dans l'industrie, les récits d'autres femmes (Pascale Sourisse, Laurence Parisot, Nicole Nottat …) ont fait la preuve que "le plafond de verre" est à peine moins difficile à traverser.

Pour mieux appréhender le phénomène, Roselyne Koskas et Guy Schwartz, ont longuement interrogé les femmes politiques françaises, de l’extrême gauche à l’extrême droite, sur la manière dont elles affrontent la misogynie qu’elles subissent tous les jours. Parmi ces interviewées : Edith Cresson, Elisabeth Guigou, Arlette Laguiller, Marie-Georges Buffet, Marine Le Pen, Marielle de Sarnez, Roselyne Bachelot, Michèle Alliot-Marie, Claudie Haigneré, Noëlle Lenoir, Marie-France Garaud, Françoise Gaspard, Dominique Estrosi, Clémentine Autain, Nicole Notat, etc.
Pour la première fois, elles s’expriment publiquement, franchement, à cœur ouvert, sur ce sujet délicat. Toutes expliquent les difficiles relations qu’elles entretiennent avec le monde de la politique, ses hommes, ses représentations et ses codes.

Leur énergie et leur combativité leur permettront-elles de parvenir en France à des responsabilités auxquelles d’autres femmes sont appelées un peu partout dans le monde? Quels sont leurs atouts? Quelles sont leurs conceptions du pouvoir? Quelles sont leurs stratégies? Il est temps de les écouter. En librairie le 9 mars 2006

Les auteurs :

Roselyne Koskas
a été grand reporter au Matin de Paris et à Antenne 2 ; elle est aujourd’hui directrice de la Fondation Sophia-Antipolis et organise de nombreux colloques internationaux où se retrouvent experts, chercheurs et industriels.

Guy Schwartz
, a été rédacteur en chef du Matin de Paris, producteur et réalisateur de programmes audiovisuels, et conseiller notamment auprès d’Edith Cresson et Nicole Notat. Il est aujourd’hui conseiller en communication.


Contact presse : Isabelle Mazzaschi 01 44 94 90 92 / 01 53 05 99 59
i.mazza@bourin-editeur.com

Informations : koskas@sophia-antipolis.org

 

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