La
France est fière d'être la patrie des droits de
l'homme. Elle s'enorgueillit de sa devise : "Liberté,
Egalité, Fraternité". Pour un peu, elle donnerait
des leçons de civisme au monde entier. Derrière
ces concepts généreux se cache malheureusement
une réalité un peu plus prosaïque. En France,
les femmes sont loin d'occuper la place que les principes officiels
de la République reconnaissent à tout citoyen
sans distinction d'âge, ou de sexe. C'est encore un peu
vrai dans le monde économique. ça l'est fortement
dans la sphère politique.
Des chiffres ? La France occupe le 82e rang (sur 187 pays étudiés)
avec 12,2 % de députées élues aux dernières
élections législatives de 2002, distanciée
par le Rwanda (39 %) et même l'Afghanistan qui, après
les talibans, vote l'obligation d'élire 25 % de femmes.
En Europe, nous sommes, avec toujours nos 12,2 % de femmes,
à deux doigts de coiffer le bonnet d'âne de dernier
de la classe : 21 ème sur 25, loin de l'Espagne (36 %)
et de la Suède (45 %)!. Heureusement que le Sénat
fait mieux (17 % de femmes sénatrices) et que les conseils
municipaux alignent des chiffres plus favorables (47,4 % ) alors
qu'il n'a échappé à personne que les femmes
représentent 50 % de la population des électeurs.
Les raisons de cette disparité sont nombreuses. Les femmes
les ont confiées à leur manière à
Guy Schwartz et Roselyne Koskas dans "Le pouvoir misogyne".
Pour beaucoup, c'était la première fois qu'elles
se livraient. Malgré la difficulté, elles l'ont
fait. Avec franchise toujours, avec humour parfois, avec bonheur
souvent, Edith Cresson, Elisabeth Guigou, Marine Le Pen, Marielle
de Sarnez, Roselyne Bachelot, Michèle Alliot-Marie, Claudie
Haigneré, Dominique Estrosi, Arlette Laguiller ont analysé,
à travers leur expérience, ce que signifie être
femme en politique. Dans l'industrie, les récits d'autres
femmes (Pascale Sourisse, Laurence Parisot, Nicole Nottat …)
ont fait la preuve que "le plafond de verre" est à
peine moins difficile à traverser.
Pour
mieux appréhender le phénomène, Roselyne
Koskas et Guy Schwartz, ont longuement interrogé les
femmes politiques françaises, de l’extrême
gauche à l’extrême droite, sur la manière
dont elles affrontent la misogynie qu’elles subissent
tous les jours. Parmi ces interviewées : Edith Cresson,
Elisabeth Guigou, Arlette Laguiller, Marie-Georges Buffet, Marine
Le Pen, Marielle de Sarnez, Roselyne Bachelot, Michèle
Alliot-Marie, Claudie Haigneré, Noëlle Lenoir, Marie-France
Garaud, Françoise Gaspard, Dominique Estrosi, Clémentine
Autain, Nicole Notat, etc.
Pour la première fois, elles s’expriment publiquement,
franchement, à cœur ouvert, sur ce sujet délicat.
Toutes expliquent les difficiles relations qu’elles entretiennent
avec le monde de la politique, ses hommes, ses représentations
et ses codes.
Leur
énergie et leur combativité leur permettront-elles
de parvenir en France à des responsabilités auxquelles
d’autres femmes sont appelées un peu partout dans
le monde? Quels sont leurs atouts? Quelles sont leurs conceptions
du pouvoir? Quelles sont leurs stratégies? Il est temps
de les écouter. En librairie le 9 mars 2006
Les
auteurs :
Roselyne Koskas a été grand reporter
au Matin de Paris et à Antenne 2 ; elle est aujourd’hui
directrice de la Fondation Sophia-Antipolis et organise de nombreux
colloques internationaux où se retrouvent experts, chercheurs
et industriels.
Guy Schwartz, a été rédacteur
en chef du Matin de Paris, producteur et réalisateur
de programmes audiovisuels, et conseiller notamment auprès
d’Edith Cresson et Nicole Notat. Il est aujourd’hui
conseiller en communication.
Contact
presse : Isabelle Mazzaschi 01 44 94 90 92 / 01 53 05 99 59
i.mazza@bourin-editeur.com
Informations
: koskas@sophia-antipolis.org