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LA
" PME DE CROISSANCE "
UN NOUVEAU STATUT POUR LES FUTURS
CHAMPIONS DE NOTRE ECONOMIE.
Dans la droite
ligne du programme " Gazelles " lancé en 2005 par
Renaud Dutreil, alors Ministre des PME, la loi de finances pour
2007 instaure le statut de la " PME de croissance ". Les
PME à fort potentiel, notamment en termes de création
d'emploi, vont ainsi pouvoir bénéficier du gel de
tout ou partie de l'impôt sur les sociétés,
du report d'un an des cotisations salariales et du remboursement
anticipé du crédit d'impôt recherche.
Dans
leur rapport au Premier ministre de juin 2006, MM. Betbèze
et Saint-Etienne soulignent qu'en France : " Tandis que les
grandes entreprises liées à des groupes ont détruit
263 000 emplois entre 1985 et 2000, ce sont les unités de
moins de 500 salariés qui ont créé près
de 1,8 million d'emplois. " Seules 5 000 entreprises emploient
plus de 250 salariés sur un total de 2,5 millions d'entreprises
en France : il devient donc impérieux de multiplier le nombre
d'entreprises de taille intermédiaire pour favoriser la création
d'emploi.
C'est
l'objectif de l'article 13 de la loi de finances pour 2007 qui met
en place le statut de la "PME de croissance" pour un nombre
d'entreprises concernées, estimé à plus de
4 000.
Pour
bénéficier des avantages instaurés par ce nouveau
statut, l'entreprise doit : compter de 20 à moins de 250
salariés(1) ; enregistrer une croissance de la masse salariale
d'au moins 15 % sur deux années consécutives(2) ;
répondre aux critères européens de la PME(3)
et être assujetti à l'impôt sur les sociétés.
Ceci
vérifié, les entreprises peuvent, moyennant une simple
déclaration (formulaire n°2079-PME-SD), bénéficier
des avantages suivants :
-
gel de l'impôt sur les sociétés neutralisant
tout ou partie de l'augmentation de cet impôt pendant la période
de croissance des entreprises(4). Une entreprise bénéficiera
ainsi du statut pour l'année fiscale 2006 si la croissance
de ses dépenses de personnel a été d'au moins
15 % en 2004 et en 2005. Si cette croissance est encore de 15 %
en 2006, elle verra son impôt dû au titre de 2006 plafonné
à la moyenne de l'impôt payé en 2004 et 2005.
Si la croissance des dépenses de personnel est comprise entre
0 et 15 % en 2006, la réduction d'impôt sera alors
calculée au prorata de ce taux.
-
report d'un an du paiement des cotisations patronales pour les salariés
nouvellement embauchés, afin d'éviter que les nouvelles
embauches ne pèsent sur la trésorerie à un
moment vital pour la croissance des entreprises(5).
-
remboursement anticipé du crédit d'impôt recherche,
pour celles qui en bénéficient, afin de disposer immédiatement
de la trésorerie nécessaire aux investissements dans
l'innovation(6).
A
n'en pas douter, de par l'augmentation de leurs effectifs induit
par le dispositif, comme des avantages qu'il octroie, les PME de
croissance pourront au mieux se positionner dans la dynamique des
pôles de compétitivité qu'animent la DGE et
le réseau des DRIRE.
Le
statut permet enfin de bénéficier d'un appui renforcé
de la part des partenaires du programme " Gazelles " :
accès facilité aux services des partenaires "
réseau " (Croissance Plus, Réseau entreprendre,
ACFCI, CCIP), conditions de financement avantageuses de la part
des partenaires " financement " (Oséo, France Angels,
AFIC, Fédération bancaire française, etc.)
et consultations de partenaires " conseils " (Conseil
national des barreaux, Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables,
Conseil supérieur du notariat, etc.)
Gageons
que ce nouveau statut portera les fruits escomptés et pourra,
le cas échéant, être adapté aux PME à
fort potentiel de R&D ou d'exportation.
(1)
Effectif annuel moyen en équivalent temps plein.
(2) Pour ce calcul, c'est la masse salariale chargée qui
est prise en compte, après déduction du salaire des
dirigeants.
(3) Critères européens de la PME : entreprise qui
emploie moins de 250 personnes, dont le chiffre d'affaires annuel
n'excède pas 50 millions d'euros ou dont le total du bilan
annuel n'excède pas 43 millions d'euros, et qui n'est pas
détenue à plus de 25 % par une ou des entreprises
ne correspondant pas à la définition de la PME (recommandation
2003/361/CE de la Commission du 6 mai 2003).
(4) Nouvel article 220 decies du code général des
impôts (CGI).
(5) Nouvel article R. 243-6-2 du code de la sécurité
sociale.
(6) Nouvel article 199 ter B du CGI.
Boris
PENNANEAC'H
Chargé de mission " développement des entreprises
par l'innovation “ MINEFI”
Tél. : 01.43.19.24.24 www.gazelles.pme.gouv.fr
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