Après
la triple exposition des
quarante tableaux de l'Apocalypse,
en 2004, au Musée
de Saint Cloud, à
Paris, à la Cathédrale
de Bruxelles et, à
titre permanent, dans
l'Atrium de la Bibliothèque
Monumentale du Monastère
Saint Jean L'Evangéliste
de Parme, qui lui est
dédié, c'est
selon un registre différent
que Claude Garelli présente
en Mars 2005, dans la
salle d'exposition de
la Fondation Sophia Antipolis,
une série de créations
récentes, qui mettent
en scène les "
Métamorphoses du
regard."
Ici, Claude Garelli renoue
avec l'esprit qui a présidé
à une série
d'expositions antérieures,
qui eurent lieu en France
et en Europe, présentées
selon trois axes thématiques
différents.
Un hommage à Piranèse
où l'évocation
des " Carceri "
et des " Antiquités
d'Albano et de Rome "
en ruines, a donné
lieu à une construction
onirique de villes irréelles
animées de personnages
fantomatiques.
Un ensemble de compositions
groupées sous le
titre de " Poésie
et peinture."
Un
second ensemble construit
sous le motif de "
Peinture et musique "
Lors du Festival international
de musique à Echternach,
Grand Duché de
Luxembourg, où
l'exposition Peinture
et musique fut présentée
en Mai 2000, le journal
Luxemburger Wort écrit
:
" La dimension européenne
des expositions de Claude
Garelli de ces dernières
années, comme les
titres de ses expositions,
attestent l'importance
et l'originalité
de son uvre.
Il y a chez Claude
Garelli une explosion
créative où
les couleurs se heurtent
tout en s'entremêlant,
un univers jamais clos,
une multiplicité
d'espaces où l'on
ne se sent jamais enfermé
dans la tension rythmique
des événements
qu'elle décrit.
Son univers déploie
un art de la non figuration
tout en jouant sur l'aspect
figuratif à travers
les jeux d'ombres et de
lumière. Dans ses
compositions, les rapports
des masses et des couleurs
se creusent d'infimes
personnages qui animent
de leurs gestes l'espace
où s'organisent
des situations énigmatiques.
"
C'est selon ce même
esprit que les peintures
présentées
sous le titre de "
Métamorphoses du
regard " ont été
conçues.
Or, la biographie de Claude
Garelli permet de comprendre
comment s'est formé
au fil des ans le long
processus de
 |
Concert
de Candace
Johnson (
Soprano) et de
Monsieur l'Ambassadeur
Adrien Meisch
|
métamorphose
de son regard.
Résidant ces vingt
cinq dernières
années à
Paris, quand elle n'est
pas en Corse, où
elle vit la moitié
de l'année, et
où plusieurs des
créations présentées
à la Fondation
Sophia Antipolis furent
peintes, Claude Garelli
a intégré
sa vaste expérience
du monde, qui, dans son
enfance, l'a conduite
à séjourner
au Laos, au Cambodge,
au Vietnam, où
elle fut prisonnière
des Japonais, puis, dans
sa jeunesse, en Thaïlande.
Par la suite, elle a fait
de longs séjours
en Afrique, au Zaïre,
puis à Madagascar.
Pendant les dix années
où elle a séjourné
à New York, elle
a visité les Etats-Unis,
de la côte atlantique
à la côte
pacifique et le Canada.
Elle a accompli de longs
voyages en Amérique
latine, au Mexique, au
Guatemala, au Brésil
et à Cuba. Séjours
multiples, qui l'ont rendue
sensible à la misère,
à la souffrance
et à la douleur
humaines, que sa sensibilité
de femme a intégrées,
mais aussi métamorphosées
dans la création
de ses tableaux. D'autre
part, Claude Garelli a
visité toute l'Europe
occidentale et orientale.
Ce qui lui a permis, comme
aux Etats-Unis de méditer
sur les uvres des
plus grands Musées
du monde et de se laisser
envoûter par l'architecture
de ces pays et de ces
villes fort contrastés.
C'est ce foisonnement
créateur, qui se
manifeste en phase de
métamorphoses dans
chacune des compositions
présentées
à la Fondation
Sophia Antipolis, où
il y va d'un monde en
genèse qui s'annonce
sur des pans entiers de
choses révolues
qui basculent et s'effondrent.