CASA
Roquesteron Grasse
06910Maire : Monsieur Joseph VALETTE
Superficie : 647 km2
Population : 539 habitants
Altitude : mini. 270 m — maxi. 1040 m
Un peu d’histoire :
Il y a 2000 ans déjà, la tribu ligure « les Velauni » occupait le terroir. Puis vinrent les Romains comme en témoignent une cippe et un épigraphe.
Après les siècles obscurs des invasions, le premier seigneur connu de Roquestéron, Raymond Rostaing donna en 1025 et 1046 des terres et des biens à l’abbaye de Lérins qui fonda un prieuré. Vers 1300, Raymond Féraud, illustre prieur, noble et lettré, y écrivit une partie de La Vida de Sant Honorat. Jusqu’en 1388, Roquestéron resta provençale. De 1388 à 1760, excepté quelques parenthèses françaises, elle fait partie du duché de Savoie, puis du royaume de Piémont-Sardaigne.
Au cours des siècles, le village accroché au flanc du rocher qui domine l’Estéron sur la rive droite, descendit vers la rivière, la franchit, et peu à peu, l’agglomération rive gauche devint plus importante.
1760 est une date essentielle : le traité de Turin, fixant l’Estéron comme frontière entre les États sardes et la France, coupa le village en deux, donnant la rive droite à la France. Le pont enjambant la rivière devint pont international avec une borne frontière en son milieu : il est baptisé plus tard « pont de France ». La rive gauche, restée sarde sous le nom de la Rocca devient française en 1793, après la victoire des troupes de la Révolution. En 1814, à la chute de l’Empire, elle redevient sarde jusqu’en 1860, date de son rattachement définitif à la France.
Toutefois, les deux communautés, créées de part et d’autre de la rivière, restent séparées administrativement et ce jusqu’à nos jours.
Les armoiries de Roquesteron datent seulement de 1961. Celles choisies ont été composées par Charles-Alexandre Fighiéra et Gustave-Adolphe Mossa. Elles représentent la commune de Roquestéron-Grasse et celle de Roquesteron, symbolisées par deux tours, séparées par la rivière Estéron. L’inscription latine « ANGULUS RIDET » qui veut sans doute rappeler l’occupation romaine de ce terroir, signifie « Un coin qui réjouit », c’est-à-dire un endroit agréable.