Le
5e Forum annuel des Pôles de Compétitivité
a permis de débattre des meilleures pratiques en matière
d’internationalisation en présence de très
nombreux dirigeants de pôles de compétitivité
et de clusters, français et étrangers, à
Sophia Antipolis les 5 et 6 novembre 2009.
Frieder
Meyer-Krahmer, Secrétaire d’Etat, Ministère
Fédéral allemand de l’Enseignement et de
la Recherche a tenu dans son discours d’introduction du
5e Forum à souligner le rôle visionnaire de
Pierre Laffitte, Président de la Fondation Sophia
Antipolis et ardent défenseur des collaborations internationales,
en particulier avec les pays méditerranéens.
Il a indiqué que la politique allemande consistait d’une
part à renforcer les clusters existants pour leur permettre
d’être plus forts sur la scène internationale
et d’autre part à les encourager à s’associer
avec des partenaires français notamment.
Véritable préoccupation mondiale, les clusters
se développent aussi bien au Japon, Corée du Sud
qu’en Israël, Suède, Allemagne, bientôt
au Maroc en Tunisie. Ces systèmes permettent aux PME
locales, selon un modèle de « coopétition
» (compétition et coopération), de bâtir
des partenariats pour devenir plus novatrices et compétitives
et de participer à des « modèles ouverts
d’innovation » les associant à des grandes
entreprises et laboratoires de recherche.
L’enjeu
: être compétitif mondialement
L’Europe ne manque pas de clusters, puisque l’observatoire
européen des clusters en a dénombré environ
2000 dans 38 secteurs d’activités.
« Ces clusters sont de taille variable et le caractère
novateur de leurs activités peut varier, il n’en
reste pas moins qu’ils contribuent au développement
des régions, où ils sont implantés »
a indiqué Nikos Pantalos, DG Entreprises
et Industrie, Commission européenne. « Mais il
ne suffit pas d’avoir des clusters, il faut aussi qu’ils
soient compétitifs à l’échelle internationale
et l’objectif principal de l’Union est d’accroître
le degré d’excellence des clusters européens
et leur capacité concurrentielle au niveau mondial. »
Jean-Claude
Nataf, Président du pôle mondial « Solutions
Communicantes Sécurisées », l’a confirmé
: « Il y a quelques années, les pôles de
compétitivité étaient centrés sur
des objectifs R&D alors qu’aujourd’hui, c’est
l’international qui les mobilise. »
Les investisseurs, partie prenante des pôles
Comme vient de le rappeler un rapport du Sénat publié
récemment et présenté au Forum par le sénateur
Marc Daunis, « le bilan de la politique
française des pôles de compétitivité
est globalement positif. »
Pour la renforcer, le gouvernement a décidé de
lancer une politique de grappes d’entreprises dont l’appel
à projets vient d’être ouvert. «Elle
vise à intégrer des territoires ou des filières
qui ne sont pas prises en compte par les pôles de compétitivité
» a indiqué Michel Mercier, Ministre
de l’Espace Rural et de l’Aménagement du
territoire.
Au cours du Forum, les participants ont tenu à
manifester leur inquiétude quant au soutien public qui
doit s’achever au bout de 5 ans, selon les règles
européennes.
Cependant, les responsables de la Commission européenne
présents à Sophia Antipolis ont indiqué
que des aménagements seraient possibles. Absent du tour
de table initial des pôles de compétitivité,
les investisseurs sont maintenant des acteurs de la gouvernance.
Le pôle Axelera a ainsi révélé qu’il
avait depuis peu en son sein un collège investisseur.
L’inter-pôles
en France et à l’international
Thème central du Forum, les collaborations ont été
abordées sur plusieurs plans. Tout d’abord, les
coopérations inter-pôles sont promues par les responsables
de la politique des pôles en France. « Nous soutenons
les projets inter-pôles qui ne rajoutent pas de strate
administrative », a expliqué Luc Rousseau,
Directeur général de la compétitivité,
de l’industrie et des services du Ministère de
l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi.
On assiste par exemple à des actions communes des 3 pôles
de l’aéronautique et de l’espace, en Ile-de-France,
PACA et Midi-Pyrénées. Au niveau international
les clusters européens de biotechnologies (dont Medicen
Paris Région qui inclut le Génopole) se sont engagés
à mutualiser leurs plateformes technologiques (bioproduction).
L’ouverture dans le cadre de la mondialisation ne saurait
en outre se limiter au territoire européen : les
complémentarités en matière de technologies
et de compétences peuvent aussi être trouvées
au niveau international. Ainsi, la Commission avec son Centre
de coopération industrielle Europe-Japon aide depuis
un an les clusters des deux partenaires à « s’internationaliser
». Elle réfléchit à une action similaire
avec le Canada, l’Inde, etc.
Pour arriver à bien coopérer, les pôles
doivent se connaître et s’accorder sur des objectifs
communs. Un cluster français, par exemple, s’intéressera
d’abord à la R&D et la mise sur le marché
de produits et services innovants alors que son équivalent
britannique sera plus
préoccupé par le « business development
».
Un
label européen pour la gouvernance des clusters
La Commission européenne va proposer la mise en place
d’un système de certification des clusters. L’idée
est de faire valider par un organisme sa structure de gouvernance
qui doit contribuer à l’animation du cluster, aider
les entreprises à construire des partenariats de projets,
encourager les transferts de connaissances recherche-industrie
et faciliter l’accès à des services de financement.
Les clusters ainsi certifiés pourront en tirer profit
en termes d’image et de notoriété. Par ailleurs,
la Commission a décidé de créer un club
européen de managers de clusters qui soit un lieu de
rencontres et d’échanges, une manière aussi
de reconnaître la réalité de cette nouvelle
fonction.
De
son côté, la Fondation Sophia Antipolis ne cesse
d’initier de nouvelles coopérations internationales.
Au cours du Forum, elle a signé un accord de partenariat
avec BioNegev, un tout nouveau cluster spécialisé
dans les sciences du vivant en Israël et avec un cluster
d’Oslo en Norvège dédié aux énergies
renouvelables.
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Le
Forum des Pôles de Compétitivité rassemble
chaque année depuis 2005 à Sophia Antipolis les
principaux acteurs de l’innovation, en France et en Europe.
Le cinquième forum des pôles de compétitivité
a été organisé par la Fondation Sophia
Antipolis qui fête cette année ses 40 ans. En coopération
avec la Direction Générale Entreprises et Industrie
de la Commission européenne, la Direction générale
de la compétitivité, de l’industrie et des
services (Dgcis) du Ministère de l’Economie, de
l’Industrie et de l’Emploi, la Délégation
interministérielle à l’aménagement
et à la compétitivité des territoires (Diact),
CDC Entreprises et France Investissement.
Avec le soutien du Conseil Général des Alpes-Maritimes,
de la Communauté d’Agglomération de Sophia
Antipolis et du Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte
d’Azur. Le Forum 2009 s’est tenu les 5-6 novembre,
au Centre International de Communication Avancée
(CICA), 2229 route des crêtes à Sophia Antipolis
(Alpes-Maritimes). http://www.sophia-antipolis.org/
Pour plus d’informations, merci de contacter :
MC&B
Marie-Claude Bessis : 06 80 64 18 81
Jean-Christophe Valdelièvre : 06 72 91 81 39
mcbessis@noos.fr
REVUE DE PRESSE
L'international,
nouvelle priorité des pôles de compétitivité
(communiqué du 29 octobre 2009)
Quelle
stratégie internationale pour les pôles de compétitivité
? (communiqué
du 12 octobre 2009)