SOPHIA ANTIPOLIS
ARCHITECTURE DE METIERS

CERMICS
c/o Inria - 2204, route des Lucioles
06410 BIOT
LES LUCIOLES

Activités : Centre d’Enseignement et de Recherche en Modélisation, Informatique et Calculs Scientifiques. (ETAT)

Architecture : Michel BRANTE - Gérard VOLLENWEIDER Année de Réalisation : 1996

Destination : Bureaux, salles de travail, salles de conférences.


photo 1 photo 2

Parti architectural : Un seul bâtiment de plan rectangulaire élevé sur 2 et 3 niveaux et inscrit dans la forte pente du terrain. Un parking est aménagé sous la construction.
L’édifice est accessible par une passerelle, ligne tendue au dessus du paysage, portée par un ensemble de piliers de béton, et allant à son terme dans l’encadrement d’une loggia ouverte sur le panorama.
Les façades principales, massives et sobres, sont rythmées par des ouvertures de dimensions réduites, verticales et superposées, parfois jumelées, circulaires sur la façade Sud à l’étage supérieur, et par le jeu des ombres et des creux sécrétés par l’épaisseur des murs de béton.
A l’intérieur, sous une nef centrale à la couverture cintrée et entièrement vitrée en écailles de verre, allant sur toute la longueur du bâtiment, les salles de réunion et les bureaux, s’étagent en demi-niveaux disposés de part et d’autres d’une coursive comprenant toutes les distributions et les services, ils s’ouvrent sur cet espace de liaison largement éclairé.
Plan de masse

Photo intérieure 1

Matériaux : Construction de béton brut de décoffrage, verre, acier noir pour les cadres de fenêtres, bois d'iroko pour la passerelle, bois de frêne et peinture blanche à l’intérieur.

Environnement : Parterres de plantes aromatiques aux abords de la construction, pins d’Alep et forêt de chênes verts.

Photo 3 Vue intérieure 2

le mot des architectes :

Au coeur du parc de la technopole de Sophia Antipolis, le Centre d’Enseignement et de Recherche en Modélisation Informatique et Calcul Scientifique (C.E.R.M.I.C.S.) rassemble une soixantaine de chercheurs de l'École Nationale des ponts et Chaussées. Le bâtiment, parallélépipède de béton brut inscrit dans la forte pente du terrain, est accessible par une passerelle, en bois d'iroko, ligne tendue au milieu des pins , au terme de laquelle le visiteur découvre le panorama dans l’encadrement d’une loggia de béton, avant de pénétrer dans le bâtiment par un hall d’entrée surbaissé. Il passe alors de la lumière crue du jour à la lumière diffuse de l’intérieur.
Il découvre le jeu des demi-niveaux, principe fondamental du projet, régissant les rapports visuels et fonctionnels entre les différents éléments du programme.
Le souci de favoriser la communication entre les différents chercheurs, d’éviter leur confinement dans les bureaux, de combattre le phénomène de la tour d’ivoire, a conduit les auteurs du projet à choisir ce principe, qui permet de lier les différents éléments entre eux par quelques marches vite franchies.

dessin 1

A l’intérieur, sous les longues écailles de verre de la grand nef , les salles de réunion et les bureaux s’étagent en demi-niveaux, de part et d’autres des volumes verticaux de service et de liaison. A chaque extrémité de la nef, les espaces de convivialité accolés aux volées d’escalier, constituent des lieux privilégiés où les chercheurs se rencontrent. Les bureaux et salles de réunion sont entièrement vitrés sur le nef centrale; des stores en contrôlent l’intimité.

A l’opposé, les ouvertures sur l’extérieur sont dimensionnées au plus juste; en creux, dans l’épaisseur des rangements, abritées du soleil, elles restituent la notion de paroi épaisse, expression du creuset, réminiscence de l’architecture monacale. L’intégration des rangements aux murs de façade libère l’espace de travail. Le jeu des hauteurs et des formes des plafonds affirme la spécificité des locaux.
La massivité du bâtiment, la dimension réduite des percements, l’utilisation des façades épaisses sécrétant ombres et creux, la captation maîtrisée de la lumière, la sobriété des matériaux utilisés sont autant d’éléments caractéristiques des architectures de soleil.
A l’austérité du béton brut et de l’acier noir extérieurs, répond la blondeur du bois de frêne associé au verre et à la chaleur du blanc des murs intérieurs.

dessin 2


la biographie des architectes

Fermer cette fenetre Retour au sommaire