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Le
modèle sophipolitain
En
1969, Sophia Antipolis était
un nom porteur d’une ambition,
celle de construire dans une garrigue
déserte, au nord d’Antibes,
une Cité Internationale de
la Sagesse, des Sciences et des Techniques.
C’était le symbole de
Renaissance. L’ambition de devenir
la Florence du XXIe siècle.
Quels étaient, alors,
les objectifs ?
Créer un lieu où l’esprit
d’innovation et d’entreprise
serait lié à l’Humanisme
et à la Convivialité.
Un lieu où la croissance économique
respecterait la nature et la qualité
de vie. Un lieu où la technologie
et l’écologie, enfin
partenaires, seraient le symbole d’un
développement durable.
Ce rêve – cette
utopie – s’est-il réalisé
?
Le modèle sophipolitain, aujourd’hui,
fonctionne. Porteur de dynamisme créatif,
il continue à attirer des cerveaux
du monde entier. Ce modèle
sophipolitain, le moteur essentiel
du développement de l’humanité
: l’intelligence en action,
a pour partie atteint les objectifs
initiaux.
Il nous reste à développer
ce qui n’est pas encore au rendez-vous
:
- l’interaction forte avec le
monde des arts, de la philosophie,
de l’éthique,
- la lutte contre les fractures sociales,
culturelles, économiques qui
menacent notre futur,
- la démocratisation du savoir,
en mettant en place, une « Vitrine
Portail de Sophia » accessible
à tous,
- la réflexion prospective,
avec la création d’une
structure qui met en réseau
les pôles européens et
mondiaux qui veulent orienter notre
avenir.
Aujourd’hui,
autour de Sophia Antipolis, se constitue
une nouvelle organisation, résultant
du groupement de quatorze communes
dans une communauté d’agglomération,
allant de la mer Méditerranée
jusqu’à la montagne (
ligne des Baous), forte de près
de 200 000 habitants et riche de nouveaux
projets communs. La nécessaire
coopération avec les collectivités
telles que la Région, le Département,
les Villes, mais aussi avec les institutions
internationales de cette nouvelle
structure intercommunales doit permettre
un nouvel élan, une nouvelle
synergie avec les opérateurs
concrets du site, à savoir,
les entreprises et centres d’enseignement
et de recherche.
Quels sont les objectifs de
Sophia Antipolis, aujourd’hui
?
Devenir un creuset d’idées
et tisser une dynamique entre l’Europe,
en construction, et la Méditerranée,
en devenir, restent, bien sûr,
les mêmes.
Les 1200 institutions et entreprises,
publiques et privées, présentes
sur Sophia Antipolis, leurs réseaux
de relations mondiaux, toute la diaspora
sophipolitaine, les anciens de Sophia
comme les actuels Sophipolitains doivent
être mobilisés à
cet effet.
C’est possible. Ces hommes,
femmes, structures, organismes, ont,
peu ou prou, un point commun : l’imprégnation
par une nouvelle culture innovante,
dynamique, ouverte au changement et
à la différence, résolument
enthousiaste ; cette culture nouvelle
que nous avons su mettre en place.
Cette culture, cet état d’esprit
sophipolitain se vit, certes, au jour
le jour, année après
année. Et, je puis témoigner
que les visiteurs le ressentent tous,
qu’il s’agisse de haute
personnalités ou de clients
des entreprises, qu’il s’agisse
d’étudiants ou de stagiaires…
La réussite sophipolitaine
ne laisse pas indifférent.
Si elle provoque parfois quelque envie,
l’admiration est générale
(parfois excessive car, comme toute
création humaine, tout n’est
pas parfait).
Cette culture, cet état d’esprit
n’est pas l’effet du hasard.
Cela résulte d’une action
menée avec ténacité
et obstination dès les premières
années par l’Association
Sophia Antipolis, puis à partir
de 1984, par la Fondation Sophia Antipolis.
L’appui des structures impliquées
dans la gestion et la vie du parc,
et au premier chef, des centres d’enseignement
et de recherche et des entreprises,
ainsi que de la presse, en particulier
Nice Matin, a été capital.
Ces actions ont, bien sûr, évolué
au fil des ans et sont devenues de
plus en plus complexes, multiformes
et bourgeonnantes comme la vie : cette
multiplicité fait la richesse
et l’originalité de Sophia
Antipolis et il serait dangereux et
inutile de vouloir la brider.
Quatre
grands objectifs ont toujours caractérisé
l’action d’animation.
1-
Etablir un lien fort et bilatéral
entre savoir et savoir faire. La connaissance
et son utilisation sociale doit réunir
scientifiques et entrepreneurs. La
recherche orientée recouvre
ce concept.
2- Faciliter les contacts entre personnalités
venus d’univers culturels différents
: la fertilisation croisée
symbolise cette volonté de
contacts conviviaux.
3- La science est mondiale et l’économie
le devient. L’ouverture à
l’international est une nécessité
cruciale, mais elle doit s’enrichir
du respect de la diversité
culturelle.
4- Accepter et prévoir l’innovation,
qu’elle soit technique, administrative,
hiérarchique. C’est une
gymnastique souvent difficile, mais
nécessaire. La prospective
habitue les esprits au changement.
En orientant le changement on peut
éviter les ruptures non prévues,
non préparées.
A
– LA RECHERCHE ORIENTEE
La
recherche fondamentale a pour moteur
psychologique essentiel « la
joie de connaître ».
Ce titre d’ouvrage, du géologue
Pierre Termier, caractérise
l’Humanité. Comprendre
le monde, ses lois, ses structures.
L’astronomie, l’histoire
de la planète, l’origine
de la vie, les interactions, la gravitation,
les effets à distance, tout
cela fascine, attire…
La
recherche appliquée (industrielle,
médicale, sociale, etc.) permet
aux hommes de maîtriser leur
environnement et leur destinée.
Les effets de cette recherche sont
tangibles : nouveaux produits, nouvelles
médications, etc.
La recherche orientée, concept
né à l’Ecole des
Mines de Paris dans les années
1960, est une dialectique entre ces
deux extrêmes.
Souvent, la recherche appliquée
met en évidence de nouvelles
voies de recherche fondamentale, de
nouvelles interrogations. Et la recherche
fondamentale permet à la recherche
orientée de découvrir
de nouvelles applications (cinétique
chimique ou cardiologie à partir
de la théorie du chaos, nouvelles
thérapeutiques à partir
des canaux ioniques en biologie moléculaire,
etc.). C’est l’exemple
de l’INRIA, suscite nombre de
créations d’entreprises.
L’INRIA est sans doute le meilleur
exemple. Notons aussi que la loi sur
l’innovation de juillet 2000
est imprégnée de l’esprit
de recherche orientée dans
ses objectifs, ce qui conduira à
sa généralisation. Rappelons
ici, que transformer une idée
en innovation, puis le projet innovant
en entreprise à croissance
rapide, implique des réseaux
complémentaires de consultants,
de gestionnaires, de financiers, etc.
D’où l’importance
des points suivants.
B –
FERTILISATION CROISEE
Il existe des scientifiques solitaires.
Mais, très généralement,
les capacités innovantes se
développent lors de débats,
de chocs d’idées, de
rencontres de compétences diverses.
C’était, depuis le Moyen
Age, l’apanage des concentrations
universitaires. Ce que j’appelle
« l’effet Quartier Latin
». D’où l’idée
de créer un « Quartier
Latin aux champs » idée
lancée au mois d’août
1960 dans le journal Le Monde. Pourquoi
aux champs ? Parce que les mégapoles
encombrées consomment l’essentiel
du temps libre dans les transports,
provoquent du stress, de la fatigue.
Tout ceci handicape la capacité
d’innovation.
Beaucoup ont pensé que c’était
un défi très risqué
de créer un lieu de rencontre,
dans une garrigue déserte au
Nord d’Antibes. D’autant
qu’à côté
des investissements matériels,
il a été choisi de privilégier
des investissements concernant l’immatériel,
ce qui implique un plan d’urbanisme
favorisant la convivialité
et des contacts nombreux. Or, les
règlements d’urbanisme
exigeaient de bâtir en retrait
des axes de circulation et des limites
de parcelle, donc l’isolement
des bâtiments.
L’Association
Sophia Antipolis et le Groupement
SAVALOR ont proposé et réalisé
ce qui suit :
- Réserver un lieu pour la
convivialité et services communs
(restaurant, café, bibliothèque,
théâtre de plein air,
etc.)
- Construire, avant même que
le besoin existe, un premier hôtel
- Demander aux entreprises de ne pas
créer de cafétéria
pour faciliter les contacts
- Créer clubs et associations
divers (Club des Dirigeants, club
logiciel, club poésie, chorale,
Association Syndicale Libre, etc.).
- Organiser des visites régulières
d’entreprises et d’organismes
pour les nouveaux arrivants.
- Multiplier des rencontres par des
petits déjeuners, à
l’occasion de visites de personnalités
ou d’entreprises etc.
- Accueillir des colloques, symposias,
congrès internationaux (chaque
semaine ou presque depuis près
de trente ans).
- Etablir une publication régulière
mensuelle pour informer.
- Organiser des événements
culturels nombreux, concerts, master
class de musique, expositions, conférences,
etc.
Ces
fonctions d’ordre immatériel
ont été financées
par le GIE SAVALOR (Sophia Antipolis
Valorisation), puis par la Fondation
Sophia Antipolis, aidée par
le Conseil Général des
Alpes Maritimes et le Conseil Régional
Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Les institutions publiques et les
entreprises privées ont participé
à la même action collective
qui a, peu à peu, développé
l’esprit « sophipolitain
». Cet esprit a conduit à
plus d’innovation, cause essentielle
de la réussite de Sophia.
Le
concept de fertilisation croisée,
brocardé au début, s’est
imposé.
De multiples acteurs, à côté
de la Fondation Sophia Antipolis :
outre les clubs, déjà
nommés et dont beaucoup perdurent,
d’autres regroupent des catégories
d’entreprises (Club Hi Tech,
Club Telecom Valley, Club Sophia Start
Up, etc. ), la Maison des Entreprises
de la Chambre de Commerce et d’Industrie
Nice Côte d’Azur, le CICA,
les hôtelleries d’entreprises
et les initiatives des divers centres
de formation ou de recherche, y contribuent.
La
fertilisation croisée : un
concept prophétique auto réalisateur
est le titre d’un mémoire,
soutenu en juin 1997 par Solange Picquet
sous la direction du Professeur Tony
Tschaegle, de l’Université
de Nice.
L’originalité de Sophia
Antipolis est liée à
ce concept et il frappe les visiteurs
avertis.
Si, par exemple, le Vice-Président
d’Oracle et bien d’autres
managers de la Silicon Valley, affirment
qu’ils se sentent vraiment «
comme à la maison » à
Sophia Antipolis, c’est, sans
doute, grâce à la généralisation
de cet esprit, qui n’est pas
spontané en Europe.
Certaines
enquêtes, parfois rapide, démontrent
que le concept n’est pas toujours
perçu par tous. Mais ceux qui
prétendent l’ignorer,
avouent dans une conversation que
nombre de leurs pensées et
de leurs idées proviennent
de contacts reçus sur le Parc
à diverses occasions provoquées…
Monsieur Jourdain aussi, faisait de
la prose sans le savoir…
C
– OUVERTURE INTERNATIONALE
L’ouverture internationale pour
Sophia Antipolis est vitale.
En phase initiale, c’était
la seule possibilité de succès.
Il y a trente ans, les décideurs
parisiens considéraient que
l’absence de tradition industrielle
et scientifique jointe à la
tradition méridionale empêcherait
toute dynamique économique
moderne.
Il fallait donc se tourner vers les
opérateurs étrangers.
Le succès de la Sun Belt américaine,
la qualité de vie et de l’aéroport
de la Côte d’Azur et le
caractère privé initial
de l’opération Sophia
Antipolis ( garantie d’une non
ingérence étatique ,
étaient notamment pour nos
amis d’outre atlantique) des
précédents et des atouts
précieux.
Les premières grandes enseignes
technologiques américaines
ont permis d’asseoir l’image
internationale de la technopole, en
facilitant la prospection de nouveaux
venus. Quoi de plus efficace que le
bouche à oreille technique
et managérial ? Quant le Directeur
de Dow Chemical à Sophia Antipolis
écrit que sa productivité
a augmenté de 20% depuis qu’il
s’est installé, c’est
plus crédible que toute publicité
dans la presse.
De même, la tenue systématique,
appuyée par le groupe ACCOR,
de colloques et séminaires
internationaux chaque semaine, faisait
connaître Sophia Antipolis au
monde entier. En outre, cela confortait
les « pionniers » déjà
installés en leur démontrant
qu’ils avaient la possibilité
physique de côtoyer les grands
noms de la science et de la technologie
du monde entier plus convivialement
même qu’à Paris
ou Londres.
Ce
qui était vital, il y a trente
ans, l’est aussi dans notre
période de mondialisation renforcée.
Et nous avons démontré
que la mobilité des cerveaux
n’est pas à sens unique,
de la Province vers Paris ou d’Europe
vers les USA.
Aujourd’hui, le Lycée
International de Valbonne accueille
des élèves de plus de
cinquante pays.
Nombre d’entreprises comptent
plus de quarante nationalités
dans leur personnel cadre et c’est
par milliers que les cerveaux étrangers
sont accueillis – et sont les
bienvenus – à Sophia
Antipolis.
D’autant, - et ceci est essentiel
– que ces personnels venus de
divers continents se sentent, généralement,
très à l’aise
dans l’atmosphère et
la culture multinationale et conviviale
de Sophia Antipolis. « C’est
le virus sophipolitain », selon
l’expression de nombre d’entre
eux.
Prenons un exemple : Digital Equipement
qui fut le groupe le plus important
en personnel à l’époque
( 1 500 personnes), a subi une forte
récession avant d’être
repris par Compaq. Le personnel s’est,
pour partie, reclassé dans
diverses entreprises de Sophia Antipolis
et pour partie, dispersé de
par le monde. Dès qu’ils
ont en ont eu la possibilité,
nombre d’entre eux sont revenus,
parfois à la tête d’autres
firmes. Leurs compétences s’étant
entre temps enrichies par l’expérience
mondialisante, ils sont heureux à
Sophia.
Lors de mouvements désormais
fréquents de réorganisation
des grands groupes, le personnel peut
repartir mais il peut aussi vouloir
rester. C’est vrai pour les
personnels de Searle, Wellcome, AT&T,
Lucent et bien d’autres.
De
toute façon, il est certain
que les sophipolitains de Sophia Antipolis
et les anciens sophipolitains, la
«diaspora» d’anciens
sophipolitains, font beaucoup pour
l’aura de Sophia Antipolis.
Nous sommes heureux ( et trouvons
presque normal tant nous sommes fiers
de Sophia) d’avoir la présence
de l’ETSI ( European Telecom
Standard Institute) grâce auquel
le GSM a vu le jour . Le centre de
formation, bâti et financé
par les cardiologues européens
et le centre de ressources de l’INRIA
pour l’Internet du futur, vont
dans le même sens. Et nous continuerons
!
L’ouverture
internationale a des contreparties,
des obligations.
Elles ne sont pas toutes remplies
et il faudra les conforter.
Il faut organiser des cours de français
pour étrangers (car le Lycée
International de Valbonne explose
sous son succès et ne peut
recevoir une éducation bilingue
ou trilingue).
Il faut, sur les sites et les communes
voisines, et notamment dans la future
communauté d’agglomération,
créer des collèges où
l’enseignement sera bi ou trilingue.
Il faut diffuser des actions en vue
de promouvoir la diversité
culturelle : pour les Indiens qui
travaillent dans les établissements
de Sophia Antipolis, la Fondation
Sophia Antipolis a créé
un club Franco-Indien. Ce Club devrait
promouvoir et organiser des séminaires
ou des soirées où la
culture indienne est à l’honneur.
Sans doute, faudrait-il généraliser
le système pour Scandinaves,
Chinois, Coréens.
Ouverture
internationale et humanisme multiculturel
: c’est, à mon sens,
non seulement l’avenir pour
Sophia Antipolis mais aussi pour l’Europe
et la Méditerranée.
D –
PROSPECTIVE
Il
apparaît que la rapidité
d’évolution, des techniques
et la mondialisation nécessitent
de prendre en compte l’inquiétude
du public face au changement. Ce que
certains appellent la révolution
anti-mondialisation, doit être
analysée dans ses causes profondes.
Quelles que soient les arrières
pensées des uns et des autres,
il y a un problème.
Pour
le cerner et, le cas échéant,
aider à le résoudre,
il faut une action vigilante et tenace
d’analyse précise, d’information
indépendante, de démocratisation
du savoir et de transparence des décisions
; il faut toujours évaluer
avantages et inconvénients
des conséquences d’une
politique car il ne s’agit pas
de soumettre aveuglément aux
« lois du marché »,
mais surtout aux besoins des hommes.
Bien des questions méritent
études prospectives, outre
les questions scientifiques ou techniques.
La diminution du coût de certains
produits alimentaires favorise, certes
(un peu) les consommateurs mais peut
pénaliser les producteurs,
au point de les faire disparaître…Est-ce
souhaitable ?
•
Les procédures de commerce
équitable peuvent-elles faciliter
les convergences économiques
?
• La fracture Nord- Sud est-elle
diminuée grâce aux NTIC
et comment ?
• Les conséquences des
changements de climat, les catastrophes
naturelles qui s’amplifient,
sont-elles bien perçues ? Quelles
sont les mesures appropriées
à prendre ?
• La gestion des déchets
nucléaires sont-ils traités
avec vigilance et en fonction de leur
impact réel ?…
Une
concentration de matière grise
comme celle de Sophia Antipolis doit
devenir l’un des lieux où
se traiteront des problèmes
majeurs scientifiques, techniques
et administratifs (exemple l’allocation
des fréquences) l’usage
des satellites, les problèmes
des déchets industriels, ménagers,
nucléaires etc.… mais
aussi spirituels, philosophiques,
éthiques.
A
l’occasion des colloques et
des initiatives de la Fondation Sophia
Antipolis, appuyés souvent
par des clubs ou des entreprises,
certaines de ces questions au fil
des ans, reçoivent un début
de réponse. C’est ce
que nous regrouperons en diversifiant
sous le nom d’Institut Sophia,
la Prospective en Réseau.
En même temps, à côté
des évènements une vitrine
portail, destinée à
la diffusion, à la démocratisation
du savoir auprès de divers
publics ou association partenaires,
ce projet peut devenir fédérateur,
non seulement pour les organismes
et entreprises de Sophia, mais pour
l’ensemble de la région
voire d’un groupe de régions
et d’Etats de la Méditerranée.
La vitrine portail de Sophia sera
un élément de la diffusion
de la culture scientifique qui, sur
le plan régional, national
et européen, doit être
largement prise en compte.
La Cité des Sciences et de
l’Industrie, comme le Palais
de la Découverte à Paris
font en la matière du très
bon travail, pour l’essentiel
encore, concentré sur la population
d’Ile de France et de l’Europe
du Nord.
Le monde méditerranéen
manque de structures analogues. La
notoriété de Sophia,
celle des colloques et évènements,
désormais régulièrement
organisés, doivent généraliser
la compréhension du monde contemporain
et de ses évolutions. Chacun
sent qu’il manque de repères
sur les tendances inéluctables
de l’évolution du monde
en cours. Il faut étudier,
concevoir et diffuser les enjeux de
l’action humaine et, en particulier,
tout ce qui se fait, de tout ce qui
est possible pour préparer
un développement durable.
Il faut démontrer à
tous que l’on peut et que l’on
doit maîtriser l’avenir.
C’est
l’objet du binôme Institut
de Sophia pour la réflexion
et Vitrine Portail de Sophia pour
la diffusion vers le public. Cette
diffusion sera de caractère
ludo-éducatif, de caractère
social et culturel, ou de caractère
professionnel, en fonction des intérêts
des besoins des moments. Ceci peut
aussi être le forum des réflexions
sur l’avenir du lac de paix
que doit devenir Mare Nostrum.
Pierre
LAFFITTE (Août 2001)
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